Résidence secondaire : la taxe d'habitation n'a pas disparu
Depuis 2023, plus de TH sur la principale. Sur la secondaire, elle reste — et 1 666 communes la majorent en 2026 (5 à 60 %). Art. 1407 ter CGI.
Par Hervé Coulon, CGP certifié CIF. Mis à jour le 18 août 2026.
En 2023, la taxe d'habitation a quitté la résidence principale. Elle n'a pas quitté le droit fiscal. Elle s'est concentrée sur les logements qui ne sont pas le domicile au 1er janvier : secondaires, pieds-à-terre, certains meublés.
La majoration, commune par commune
Dans les communes où s'applique la taxe sur les logements vacants (zones tendues), le conseil municipal peut majorer la part qui lui revient de 5 % à 60 % (art. 1407 ter du CGI). D'après les délibérations DGFiP compilées pour 2026, 1 666 communes l'ont votée — soit environ 45 % des communes éligibles. Le taux maximal (60 %) se répand. Ce n'est plus « un truc parisien ».
Ce qu'il faut lire sur l'avis
La base reste la valeur locative cadastrale, revalorisée chaque année, multipliée par les taux votés. La majoration s'ajoute. Deux secondaires de même valeur dans deux communes de littoral n'ont pas la même note. La délibération est publique.
IFI et THRS ne se compensent pas
Un bien peut être sous le seuil IFI (1,3 M€ de patrimoine net) et déjà lourd en THRS. L'un est un impôt de patrimoine national. L'autre est un impôt local de détention. Les additionner dans un « coût de la secondaire » est légitime. Les confondre dans un simulateur ne l'est pas.
Sources
Art. 1407 et 1407 ter CGI ; service-public F42 ; statistiques DGFiP des délibérations THRS 2026. Indicatif — le taux applicable est celui de votre commune.